L'agence Moody's a annoncé mercredi avoir placé sous surveillance avec implication négative les notes des banques françaises Société générale, Crédit agricole et BNP Paribas du fait de leur exposition à la dette grecque.

En dépit de «profils financiers solides», d’une taille substantielle et d’une diversification de leurs revenus, les établissements français sont parmi les plus exposés au risque de défaut sur la dette grecque, rappelle l’agence. Leurs notes respectives pourraient donc être abaissées, mais pas de manière brutale (un cran pour BNP et Crédit Agricole, jusqu’à deux crans pour Société Générale).

Dexia aussi sous surveillance


Dans le détail, SocGen affiche l'exposition la plus importante, autour de 2,5 milliards d'euros nets au 31 mars dernier, et possède par ailleurs une part majoritaire au capital de la banque grecque Geniki, souligne Moody’s. Pour Crédit agricole SA, le risque principal identifié par l'agence de notation porte sur sa filiale grecque Emporiki et ses prêts accordés au secteur privé. Quant à BNP Paribas, qui n’a pas de filiale en Grèce, son exposition apparaît «plus modeste » bien qu’elle détienne une masse substantielle de créances directe sur la dette grecque, de l'ordre de 5 milliards d'euros nets au 31 décembre dernier.

Dexia est également dans le collimateur de Moody’s, qui indique examiner les expositions à la Grèce des trois principales banques du groupe franco-belge: Dexia Credit Local, Dexia Bank Belgium et Dexia Banque internationale à Luxembourg.

Cet avertissement intervient au lendemain d’une réunion des ministres des finances de la zone euro, qui n’ont pas pu se mettre d’accord sur la participation des acteurs privés au nouveau plan de sauvetage de la Grèce prévu d’ici la fin de l’année.

Vers 11h30, le secteur bancaire est en rouge à la Bourse de Paris. BNP Paribas cède 1,8%, Crédit Agricole 1,7%, Société Générale 2,2%. A Bruxelles, Dexia abandonne 2,4%.

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