Alors que les plans de sauvetage de la Grèce se succèdent, le dernier proposé par la France suscite une fois de plus le doute chez Standard & Poor’s, qui avait déjà baissé le mois dernier la note de la Grèce de «B» à «CCC».

Ce plan élaboré par la Fédération bancaire française (FBF) avait pour but d’éviter précisément le défaut de paiement en appuyant sur deux leviers principaux.

Le réinvestissement, par les banques françaises et le Trésor, de 70% des dettes grecques arrivées à échéance avant 2013 dans de nouveaux emprunts (50% seraient investis dans de nouveaux prêts sur 30 ans, et les 20% restant seraient investis dans des obligations garanties par une entité européenne).

Cependant, Standard & Poor’s juge le plan trop risqué du fait de la « restructuration dans les faits d'une partie, mais pas de la totalité, de la dette obligataire grecque", comme l’a spécifié l’agence dans la matinée. Si ce plan venait à être adopté, Standard and Poor’s assure qu’elle abaisserait «probablement la note souveraine grecque à ‘SD’» (selective default).

Un nouveau rebondissement qui a de quoi renforcer la méfiance des marchés concernant les banques européennes. En effet, à 15h40, l’action de BNP Paribas perdait 1.43%, Deutsche Bank voyait son action diminuer de 1.32%, tandis que celle du Crédit Agricole tombait à 1.34% et de la Société Générale baissait de 1.68%.