Autour de la table, on pouvait trouver M. Van Rompuy, président du conseil européen, Jean-Claude Trichet, président de la BCE, Jean-Claude Juncker, président de l’Eurogroupe ainsi que José Manuel Barroso, président de la Commission européenne. Un déjeuner au sommet qui a de quoi justifier la méfiance des investisseurs sur l’avenir de la zone euro.

En effet, vendredi, l’Italie connaissait une envolée de ses taux obligataires, laissant présager un défaut de paiement tandis que l’Eurogroupe ne parvient pas à s’entendre sur un plan de sauvetage définitif de la Grèce.

M. Van Rompuy tente de calmer le jeu spécifiant que cette réunion n’est en aucun cas «une réunion de crise mais de coordinations de positions» et que ce déjeuner a pour ordre du jour «la Grèce, pas l’Italie».

Efforts vains, puisque les valeurs bancaires françaises, qu’on sait très exposées à la dette grecque et italienne, sont en chute libre. En mai 2010, BNP Paribas annonçait une exposition à hauteur de 5 milliards contre 3 pour la Société Générale, tandis que le Crédit Agricole battait tous les records avec plus de 29 milliards. Il faut noter également que les banques françaises participent activement au système bancaire italien. Le Crédit Agricole par l’intégration de Cariparma en 2010 fait de l’Italie «son deuxième marché domestique» avait indiqué Bruno de Laage, directeur délégué de Crédit Agricole SA. BNP Paribas occupe également une position nationale via BNL. De forts liens qui renforcent les doutes sur les valeurs bancaires françaises.

Ce lundi, le titre Crédit Agricole dévisse de 7,83% tandis que Société Générale perd 6,61%, dans un marché en forte baisse de 3,03%. BNP Paribas dévisse de 7,33% vers 17h.