Société Générale -16% ; Crédit Agricole -13%, BNP Paribas -11% : à un peu plus d’une heure de la clôture, le secteur bancaire dévisse à la Bourse de Paris.

En cause, l’annonce par le gouvernement grec d’un possible prolongement du programme d’échange de titres (‘rollover’) auquel ont souscrit les banques françaises (voir notre dossier Grèce : les banques mises à contribution).

La Grèce envisage d'inclure dans son programme d'échange d'obligations des titres arrivant à échéance « un peu après 2020 », a indiqué mercredi à une radio grecque le ministre des Finances, Evangélos Vénizélos. Jusqu’ici, la restructuration de la dette grecque devait s'achever en 2020.

Par ailleurs, l’Allemagne a répété mercredi qu’elle n’envisageait pas d’augmentation du Fonds européen de stabilité financière (FESF), alors que tous les observateurs s’accordent à dire que ce dernier n’est pas calibré pour sa nouvelle mission de pompier de la zone euro (à ce sujet, voir notre interview de Philippe Delienne, président de Convictions AM).

Les banques françaises sont enfin particulièrement exposées à l’Italie, qui vient d’annoncer un plan de rigueur en réponse à l’inquiétude des marchés sur sa dette.