Sur fond d’une perspective de croissance dégradée et d’une fragilité de la coalition politique au pouvoir dans le pays, l’agence de notation Standard & Poor’s a décidé d’abaisser la note de l'Italie de A+ à A tout en maintenant sa perspective négative.
Cette dégradation a augmenté la pression sur la dette italienne. L’écart de taux à 5 ans entre l’obligation italienne et l’obligation allemande a atteint 411 points de base.
Cette dégradation n’est pas en soit encore préoccupante. La note de l’Italie, en prenant en compte les notations des trois agences américaines reste supérieure à double A.
Cependant, vendredi des rumeurs indiquaient que l’agence Moody’s serait  également sur le point de dégrader la note italienne. Cet abaissement devrait être acté dans les jours à venir. Dans ces conditions, une telle décision pourrait entrainer la note de l’Italie à un niveau inférieur à double A et conduire à des flux de ventes forcées par certains fonds obligataires.


La défiance des investisseurs à l'égard des banques françaises est renforcée par une information du Financial Times ce matin. Selon le journal britannique, le groupe industriel allemand Siemens aurait retiré 500 millions d’euros d’une grande banque française. Siemens aurait transféré ces fonds auprès de la Banque centrale européenne (BCE) il y a deux semaines.
Siemens ne dément pas formellement l'information et parle seulement de spéculation.

L'agence Reuters précise que Siemens avait déjà retiré des fonds de la Société générale début juillet, avant la publication des résultats des stress tests bancaires. Ce retrait aurait été motivé par des raisons de performance spécifique à la banque rouge et noire.

Le stress sur les valeurs bancaires est ressenti aussi bien sur le marché du crédit que sur le marché actions.

Les CDS sur la dette subordonnée bancaire ont touché leur plus haut niveau historique, à 500 points de base. C’est un niveau supérieur au crédit crunch de 2008.

Sur le Cac 40, Société Générale et BNP Paribas signent les plus fortes baisses de l’indice avec respectivement -3,34% et -3,10%. Crédit Agricole réduit ses pertes à 0,31%.