Face à des risques qui se multiplient sur le secteur bancaire, la BCE a décidé de renforcer son intervention pour apporter de la liquidité aux banques européennes.
«Dans cette crise, qui est le prolongement de la plus grave crise depuis la seconde guerre mondiale, la BCE fera tout pour que les banques n’aient pas de problème de refinancement» a déclaré Jean Claude Trichet.

En cela la BCE va lancer deux opérations spécialisées de prêt aux banques à volume illimité sur une période d'un an. Par ailleurs l’institution monétaire va mettre en place entre novembre 2011 et octobre 2012 un nouveau programme de rachat des obligations sécurisées pour un montant de 40 milliards d’euros.

La BCE poursuivra, qui plus est, son programme de rachat des titres de dette des Etats les plus en difficultés, notamment de l’Italie et de l’Espagne, jusqu’à ce que le FESF puisse prendre le relai.

Jean-Claude Trichet estime cependant que les gouvernements sont en mesure de financer le FESF eux-mêmes sans adossement à la BCE.

Le taux directeur est, quant à lui, maintenu à 1,5%. Des discussions ont porté sur une diminution éventuelle de ce taux. «Les pours et les contres d’un abaissement de ce taux ont été pesés. Et finalement, nous avons voté à la majorité simple pour un statut quo de ce taux directeur» a indiqué le gouverneur de la BCE. Pour M Trichet un tel taux est en mesure d'assurer pour l'heure la stabilité et la crédibilité nécessaire à la zone euro.

Sans doute l'institution monétaire ne souhaitait-elle pas utiliser toutes ses cartouches à ce stade et laisser une marge de manoeuvre pour le futur président de la BCE, Mario Draghi.