Avis de tempête sur le secteur financier. Hier à Wall Street, les valeurs bancaires ont dévissé (Bank of America -3,7% ; Citigroup -4,1% ; Morgan Stanley -8%) en raison d’un avertissement de l’agence de notation Fitch sur le risque de contagion de la crise grecque de l’Europe vers les Etats-Unis.

«Les banques américaines ont une exposition directe aux marchés européens en difficulté (Grèce, Irlande, Italie, Portugal et Espagne) qui est gérable» mais en cas de «nouvelle contagion, un risque sérieux se poserait», estime l’agence. Cette annonce intervient alors que la tension est montée d’un cran cette semaine en zone euro, où l’Italie et l’Espagne sont confrontées à une envolée de leurs taux obligataires qui conforte l’idée d’une contagion de la crise grecque au sein de l’union économique et monétaire.

Par ailleurs l’agence Moody’s a dégradé mercredi soir les notes de dix banques publiques régionales allemandes (Landesbanken) considérées depuis longtemps comme le point faible du secteur financier allemand. Ces dégradations ne sont pas liées à la crise de la dette en zone euro mais au fait que ces banques sont moins susceptibles de bénéficier d'un soutien de l'Etat en cas de difficultés en raison d'une nouvelle réglementation et des conditions strictes imposées par la Commission européenne à toute aide apportée, a précisé l’agence.

Cette annonce pèse également sur le secteur bancaire. Vers 12h15 ce jeudi, Crédit Agricole cède 3,4% sur un marché en baisse de 1,3%. BNP Paribas et Société Générale abandonnent chacun 3,1%, tandis qu'à Francfort Deutsche Bank se replie de 2,2%.