A la suite de négociations qui ont duré tout le week-end, un accord semble atteignable entre la Grèce et ses créanciers privés (banques assurances, etc). Ces derniers pourraient consentir une décote de 65 à 70% sur les titres en leur possession, un effort qu’ils qualifient de « maximal ».

Malgré cette annonce, les valeurs bancaires restent bien orientées à la Bourse de Paris en raison notamment d’un regain de confiance dans la zone euro. Le Financial Times indique ce matin que les fonds d'investissements américains sont en train de revenir sur le marché interbancaire pour financer les banques françaises et espagnoles, qu'ils boycottaient depuis l'intensification de la crise de la dette.

Goût du risque

Les fonds monétaires américains ont augmenté la semaine dernière de 6 milliards de dollars, à 152 milliards, leurs achats de billets de trésorerie ("commercial paper") de banques américaines à capitaux étrangers. Ils ont aussi augmenté de 3 milliards de dollars, à 133 milliards de dollars, leurs achats de ces titres à très court terme auprès des banques étrangères, selon des données de la Réserve fédérale citées par le journal.

Le quotidien économique britannique y voit le signe que les efforts de la Banque centrale européenne (BCE) pour soutenir les établissements importants sont en train de redonner le goût du risque aux investisseurs.

A 16 euros lundi dernier, le titre Société Générale a depuis grimpé à 22,5 euros, soit une hausse de plus de 30%. Vers 10h30, il prend 8,3% devant Crédit Agricole (+5,1%) et BNP Paribas (+2,2%).