Au quatrième trimestre 2011, les pertes pour Crédit Agricole s’élèvent à 3,07 milliards d’euros contre 328 millions d’euros un an plus tôt. Ce sont les plus importantes pertes enregistrées par la banque depuis sa cotation en 2001. Les analystes s’attendaient à 2,7 milliards d’euros de pertes.

Crédit Agricole aurait passé une provision de 617 millions d'euros au titre de sa participation dans la société espagnole Bankinter SA et de  364 millions d'euros au titre de sa participation dans la société portugaise Banco Espirito Santo.

La banque aurait également rapporté une provision de 220 millions d’euros au titre des titres grecs qu’elle détient. Cela équivaut à une décote de 74%.
Une provision de 352 millions d’euros aurait été constatée en lien avec l’activité de sa filiale grecque Emporiki pour créances douteuses.
Au total la crise de la dette grecque aura couté à Crédit Agricole 2,4 milliards d'euros sur l'ensemble de l'année 2011.

La branche BFI de Crédit Agricole a subit au quatrième trimestre 1,2 milliards d’euros de pertes, contre 263 millions d’euros un an plus tôt. Ces pertes sont notamment du à l’inscription d’un goodwill de 1,05 milliards d’euros  et à des pertes liées aux actifs subprimes.

Face à l'ampleur des dégâts, pour limiter la casse, la banque a décidé de ne pas verser de dividende cette année.
Elle a indiqué son intention de mettre fin à ses activités dans 21 pays. 2350 emplois seront supprimés au total. 1750 postes seront détruits dans la BFI, dont 550 en France et 600 postes dans l'activité de conseillers financiers.

Les bonus pour les traders et les autres « preneurs de risques » baisseront de 20%.

Vers 11h, le titre est en baisse de 3,07% dans un marché en hausse de 0,23%.