Le consensus des économistes interrogés par Bloomberg tablait sur 470 milliards d’euros. Finalement ce sont 529 milliards qui auront été empruntés.

Lors du premier volet de l’opération, 523 banques avaient emprunté 489 milliards d’euros.

La plus forte participation cette fois-ci suppose que de nombreux petits établissements bancaires ont également frappé à la porte de la BCE.
Il faut dire que pour ce faire, l’institution monétaire avait élargi les critères d’éligibilité des actifs pouvant être apportés en collatéral.

Ces prêts massifs devraient contribuer à éviter le phénomène de credit crunch (fermeture du robinet de crédits) et ainsi atténuer l’essoufflement de la croissance dans la zone euro. La Commission européenne attend une contraction du PIB de la région de 0,3% cette année.

Ils devraient par ailleurs permettre de poursuivre l’apaisement sur les taux de rendement des obligations souveraines des pays en difficultés. Depuis le mois de décembre, le taux des obligations espagnoles à deux ans est passé de 3,6% à 2,24%, et les taux des obligations italiennes de 5% à 2,14%.