Bien que le CAC 40 efface ses gains initiaux, les valeurs bancaires restent bien orientées vendredi en fin de matinée. Athènes a annoncé ce matin le succès de son plan d’échange de dette, auquel ont participé 85% de ses créanciers privés et qui devrait aboutir à l’effacement de plus de 100 milliards d’euros d’obligations.

«Avec un tel taux de participation, le déblocage du plan d'aide à la Grèce (un prêt de 130 milliard d’euros promis par l’UE et le FMI, ndlr) devrait être validé par les Européens et ainsi permettre d'éviter un défaut du pays avant la fin du mois»
, commente le courtier CM-CIC Securities dans une note.

Les banques françaises font partie des banques étrangères les plus exposées à la Grèce. Elles étaient donc en première ligne en cas d’échec du plan d’échange volontaire, qui aurait conduit le pays à la faillite. C’est pourquoi Oddo Securities évoque ce matin « une nouvelle réduction du risque sectoriel avec un impact plus spécialement favorable pour les banques françaises dont Crédit Agricole SA ».

Au 31 décembre, BNP Paribas affichait une exposition d’un milliard d’euros à la Grèce contre 3,5 milliards six mois plus tôt. Société Générale avait ramené la sienne à 400 millions tandis que le groupe Crédit Agricole, avec ses assurances, affichait encore près de 2 milliards d’exposition.

Vers 11h15, sur un CAC 40 en baisse de 0,1%, le titre Crédit Agricole gagne 1%. Ceux de BNP Paribas et Société Générale empochent 0,5%.