D'après un communiqué de la BCE datant de ce lundi, les banques italiennes détiendraient plus d’obligations gouvernementales de la zone euro que n’importe quels autres prêteurs situés dans la zone.

Au mois de mars, les banques italiennes auraient accru leur détention de titres émis par les gouvernements de la zone euro de 23,7 milliards d’euros. Au cours des trois derniers mois, ces mêmes banques italiennes auraient investi pour 70 milliards d’euros en net dans les papiers des Trésors de la zone euro.

Au total, elles, réuniraient 323,9 milliards d’euros de titres de dette des pays membres de l’union monétaire.

Les banques espagnoles ont, quant à elles, augmenté leur détention au cours du mois dernier de 20,1 milliards d’euros. Le total des titres de dette des pays de la zone euro acquis par les institutions bancaires de Madrid s’élèverait à 263,3 milliards d’euros. Au cours des quatre derniers mois, celles-ci auraient acheté en net plus de 80 milliards d’euros de papiers des Trésors de la zone euro.

Les banques françaises et allemandes se seraient également davantage positionnées sur les obligations souveraines.
Les banques portugaises sont, pour leur part, carrément parvenues à afficher la plus importante acquisition de toute leur histoire, de 31,7 milliards d’euros.

Ces volumes d’achat confirmeraient le lien existant entre la détente des taux obligataires des pays de la région sujets à des difficultés et le comportement des banques européennes. Un comportement amplement favorisé par les opérations de refinancement à long terme lancées par la BCE en décembre 2011 et en février 2012, à l’issue desquelles plus de 1000 milliards d’euros ont été empruntés.
Dans le cadre de ces opérations, les banques italiennes auraient emprunté 200 milliards d'euros et les banques espagnoles 230 milliards d'euros.

La détention de titres gouvernementaux a en revanche fortement baissé en Grèce et à Chypre. Fin mars, les banques grecques détenaient 24,4 milliards d’euros d’obligations souveraines, contre 43,1 milliards fin février. Les banques chypriotes ont quant à elle réduit leur détention de 9 milliards d’euros à 5,1 milliards d’euros.