Dans une note réalisée le 19 janvier, Moody’s signalait que la combinaison des défis actuels, et des facteurs de risque existants sur les marchés- parmi lesquels les effets négatifs découlant de l’accentuation de la crise de la dette des Etats de la zone euro , le fort ralentissement de la croissance économique et la nécessaire mise en conformité avec les nouvelles normes imposées par le Comité de Bâle-ont introduit des éléments spéculatifs sur les obligations émises par de nombreuses banques qui ne reflètent pas totalement les notations actuelles.

Dans une note datant du 13 avril, l’agence faisait savoir qu’elle commencerait en conséquence à procéder à des dégradations dès le début du mois de mai.

Les banques italiennes, espagnoles, autrichiennes, suisses, norvégiennes, britanniques et allemandes devraient être concernées.

UBS, Crédit Suisse, Banco Bilbao pourraient faire l’objet d’un abaissement de leur note de long terme de trois crans, et HSBC d’un abaissement de deux crans.

Barclays, Royal Bank of Scotland et UBS pourraient voir la note de leur dette à court terme, de moins d’un an, également corrigée à la baisse.

Ce mouvement, qui suit celui initié par Standard & Poor’s et Fitch Ratings en 2011, pourrait accroitre le coût de refinancement des banques, éroder leurs bénéfices, et les inciter à resserrer davantage le robinet de crédit.

Malgré l’importante liquidité, de plus de 1000 milliards d’euros, accordée par la Banque centrale européenne, par le biais de deux opérations de refinancement à long terme, l’octroie de crédit aux entreprises a baissé dans la zone euro de 0,17% fin avril.

Il est intéressant de noter que l’indice Markit iTraxx Financial des CDS (Credit-default swaps), qui mesure le coût d’assurance contre le défaut de la dette de 25 banques européennes a grimpé de 41% depuis le 19 mars.

Face à cette menace annoncée, les fonds monétaires américains auraient déjà réduit leur exposition aux banques risquant d’être significativement dégradées de 21 milliards de dollars entre début février et fin mars selon une étude réalisée dernièrement par JP Morgan.
Parallèlement, ces fonds auraient renforcé leur positionnement sur les banques qui ne sont pas dans le collimateur de Moody’s de 4 milliards de dollars.

Vers 11h, BNP affiche une baisse de 1,86%, Société Générale de 1,78%, Crédit Agricole de 1,73% et Natixis de 3,03%.