Les espoirs suscités par la victoire du principal parti pro-austérité en Grèce n’ont pas suffi à rassurer les investisseurs. Vers 16h00, l’euro repasse sous la barre des 1,26 dollar, après avoir atteint ce matin un plus haut d'un mois à 1,2748 dollar.

Les bourses européennes se sont également retournées à la baisse dès la mi-journée. Les interrogations sont nombreuses sur la capacité d’Athènes à se doter d’un gouvernement suffisamment solide pour appliquer le programme de réformes de l’Union européenne et du FMI.

Par ailleurs, l’Espagne reste plus que jamais dans le collimateur des marchés, avec des taux d’emprunt record (plus de 7% à dix ans). Plusieurs sociétés de gestion jugent que le pays va devoir faire appel à l’aide de ses partenaires européens, comme l’ont fait la Grèce, l’Irlande ou encore le Portugal.

Un tel plan ne sera pas nécessaire, a pourtant assuré le vice-président de la Commission européenne, Joaquin Almunia. Seul le secteur bancaire espagnol doit être recapitalisé avec des fonds européens, selon lui. Pour chiffrer sa demande, Madrid attend de connaître cette semaine le résultat d’un audit indépendant de son secteur bancaire. On saura alors si les 100 milliards d’euros promis par l’Eurogroupe sont suffisants.

En attendant, c’est le scénario d’une contagion de la crise grecque qui se profile. Outre l’Espagne, l'Italie, troisième économie de la zone euro, voit ses taux d'emprunt augmenter fortement ce lundi, à plus de 6%.