Aucune banque française ne figure dans la liste dévoilée par l’AFP, qui cite une source proche du dossier. Outre Barclays, à l’origine du scandale, cinq autres groupes bancaires seraient dans le collimateur de la justice américaine : JPMorgan, Citigroup, UBS, HSBC, RBS et Deutsche Bank.

A ce stade, les autorités ont demandé à recevoir des documents mais pas à auditionner des dirigeants des banques concernées, précise l'AFP. Les trois banques américaines ont reconnu faire l'objet d'enquêtes du département américain de la Justice (DoJ), de la CFTC (un des régulateurs financiers), de la SEC (gendarme boursier), ou d'autres juridictions telles que l'Union européenne, le régulateur des marchés britannique FSA, l'agence japonaise des services financiers (JFSA) et le bureau canadien de la concurrence.

Deutsche Bank a pour sa part reconnu fin juillet que quelques-uns de ses employés « n'ont pas respecté les règles » et avaient contribué aux manipulations du Libor en agissant « de leur propre chef », selon les premiers éléments d'une enquête interne.

Le Libor, taux interbancaire de référence, est fixé sur la base de taux communiqués par un panel de banques internationales dont font partie les sept banques mentionnées. Il influence un grand nombre de produits financiers grand publics comme les prêts étudiants.

Mi-juillet, le Financial Times avait affirmé que la FSA britannique s’intéressait également au rôle joué par deux banques françaises dans ce scandale, Crédit Agricole et Société Générale, une information qui n’avait pas été confirmée par l' autorité de contrôle britannique. Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, avait affirmé qu'à sa connaissance, aucune banque française n'était mise en cause.

Vers 12h00, les titres Société Générale et Crédit Agricole prennent respectivement 0,1% et 0,5% à la Bourse de Paris, tandis que l'indice DJ Euro Stoxx Bank avance de 0,7%.