Le niveau des fusions-acquisitions entre juillet et septembre aurait atteint son plus bas niveau depuis le 1er trimestre 2010. Le volume global ainsi que la valeur des opérations annoncées ont fléchi de respectivement de 18% et 11%.

Le taux de concrétisation des projets de fusions-acquisitions a touché son plus bas point en une décennie. 60% en volume et 42% en valeur des transactions annoncées au cours des neuf derniers mois  ont été concrétisées.

L’Amérique du Nord continue à tirer son épingle du jeu

En nombre, 39% des transactions annoncées proviennent de sociétés implantées en Amérique du Nord. En valeur, l’Amérique du Nord représente 53% des transactions annoncées.

La plus importante opération annoncée a été l’offre de rachat par Cnooc de la compagnie canadienne spécialisée dans la production de pétrole et de gaz, Nexen, pour une valeur de 19 milliards de dollars.

L’Asie dépasse l’Europe

1 opération sur 4 aurait été réalisée en Asie, contre seulement 20% en Europe. Le Vieux continent a connu une baisse de 39%, en termes de valeur, des transactions annoncées au cours du troisième trimestre 2012. Le volume de transactions annoncées est en recul de 24% sur la même période.

Au sein de la zone euro, le volume et la valeur des transactions annoncées a décliné de 28%. Malgré ce mouvement, la deuxième plus importante opération annoncée a été l’offre de rachat par Volkswagen de Porsche.

Plus précisément en France, le volume des transactions annoncées et la valeur des opérations complétées ont baissé respectivement de 23% et 46%.

La valeur moyenne des deals complétés a, quant à elle, chuté de 432 millions de dollars au troisième trimestre 2011 à 123 millions de dollars sur la même période en 2012.

Opérations sur les sociétés du secteur public

En volume, les offres ayant pour cible une société du secteur public ont reculé de 8%. En valeur, ces mêmes offres ont progressé de 7%. Les opérations effectuées en cash représentent 72% en valeur du total des transactions.

Le nombre de jours en moyenne pour finaliser une opération a progressé à un niveau record de 81 jours.

Perspectives

Pour Daniel Benquis, expert chez Ernst & Young, la tendance devrait être à un ralentissement des opérations dans les mois à venir.
«La confiance a été de nouveau ébranlée, et nous voyons un retournement dans la volonté et la capacité de faire des deals. Les compagnies leaders souhaitent  davantage se concentrer sur une optimisation de leurs opérations en interne afin de générer de la croissance, du profit et du volume. Les problèmes liés à l’Europe ne se régleront pas tout de suite. Toutefois, une fois que la visibilité sera meilleure et que l’accalmie sera revenue, ces compagnies seront dans une bonne position pour agir ».