Selon l’étude, l’utilisation de certains termes comme « actions », « portefeuille », ou «économie » permettent de renseigner sur l’évolution à court terme de la valeur des titres cotés en bourse.

Le mot le plus fiable pour prédire les hausses et baisses du marché selon les trois chercheurs est le mot « dette » En étant acheteurs lorsque les recherches sur ce mot diminuent et en étant vendeurs lorsque les recherches sur ce mot augmentent, les trois économistes ont été en mesure d’accroitre leur portefeuille hypothétique de 30 actions du Dow Jones Industrial Average de 326%. En comparaison, une stratégie de détention sur le long terme leur aurait permis de tout juste générer 16% de performance.

Les trois chercheurs se sont amusés à considérer le volume des recherches faites tous les dimanches sur ce mot dette. Si ce volume était élevé comparativement à la semaine précédente, les actions détenues en portefeuille étaient vendues au prix de clôture du lundi suivant et rachetées sept jours plus tard.

En 2010, ces experts avaient abouti à la conclusion qu’il existait une corrélation entre le volume de recherches sur Google sur une société donnée et le volume de transactions sur l’action de la société en question sur un rythme hebdomadaire.
Ainsi si beaucoup de gens cherchaient des informations sur la compagnie IBM, pendant une semaine, un important volume d’opérations sur l’action IBM était observé la semaine suivante.

Mais les experts avaient également indiqué que les données recueillis ne permettaient pas de prédire la variation du cours de l’action à la hausse ou à la baisse.

Depuis certains paramètres-notamment le volume de recherches et les mots recherchés- auraient évolué de manière telle à permettre de s’aventurer dans une prédiction.

Mme Susannah, M Stanley et M Preis seraient actuellement en discussion avec plusieurs sociétés d’investissement pour l’exploitation dans la pratique de l’étude réalisée.

D’autres chercheurs se sont intéressés de près aux enseignements qui pouvaient être tirés des recherches sur Google. Ainsi Hyunyoung Choi et Hal Varian dans un papier intitulé Prédire le présent avec les tendances sur Google avaient déduit en 2011 que les tendances des recherches sur Google pouvaient s’avérer utiles pour faire des prédictions économiques à court terme.