En mars dernier, l’Autorité de régulation prudentielle britannique avait considéré que les banques domestiques devaient réunir 25 milliards de livres sterling pour pouvoir répondre aux nouvelles exigences de fonds propres destinées à limiter la survenance d’une nouvelle crise financière.

Selon cette Autorité, RBS détenue à hauteur 81% par le gouvernement et Lloyds détenue à hauteur 39% auraient soumis un plan de mise en conformité approprié.

Selon les analystes, RBS aurait besoin de dégager 5 milliards de livres et Lloyds 2,5 milliards pour respecter l’objectif de 9% de ratio de fonds propres sur actifs ajustés des risques d’ici la fin de l’année.
L’Autorité de régulation estime alors que ces sommes pourront être rassemblées sans qu’il y ait nécessité de recourir aux investisseurs sur le marché actions.

RBS procèdera  notamment à une réduction plus importante de la taille de sa banque d’investissement, à la vente d’actifs satellitaires et à la cession d’une partie de l’activité de sa filiale américaine Citizens Financial Group.

Lloyds de son côté, atteindra vraisemblablement le niveau additionnel de capitaux requis en s’appuyant sur les revenus découlant de son activité cœur, en poursuivant ses progrès dans l’exécution de sa nouvelle stratégie et en cédant également davantage d’actifs non essentiels.

A présent, des discussions demeurent sur la suite des évènements pour la banque Co-op. Des craintes ont été alimentées il y a deux semaines après que l’agence de notation Moody’s ait signalé que l’établissement pourrait avoir besoin d’être renfloué par l’Etat. La direction de Co-op a cependant soutenu que des mesures étaient en train d’être mises en œuvre pour accroitre le niveau de fonds propres et que le gouvernement n’aura pas à intervenir.

Parallèlement, la société Nationwide a précisé aujourd’hui qu’elle n’envisageait pas d’augmentation de capital mais une émission de titres de dette afin de pouvoir absorber les pertes éventuelles en cas de stress sur le marché.