Un an après le scandale du Libor, Barclays n’en a pas fini avec la justice américaine. La banque britannique a été condamnée mercredi à une forte amende par le régulateur américain de l’énergie, la FERC, pour une autre affaire de manipulation, sur le marché de l’énergie cette fois.

Selon la FERC, la banque et ses courtiers ont manipulé à leur profit les indices des prix de l’électricité en Californie et dans d’autres marchés de l’ouest (des Etats-Unis) de novembre 2006 à décembre 2008. Il s'agissait d'une action «coordonnée et intentionnelle» afin de tirer profit des positions prises par la banque sur ce marché. En conséquence de quoi, la FERC inflige à Barclays une amende de 453 millions de dollars à laquelle s’ajoutent 34,9 millions de profits indus à reverser aux Etats concernés.

Il s’agit pratiquement du même montant – 450 millions de dollars – que celui payé pour le règlement du scandale du Libor. Mais cette fois, Barclays clame son innocence. «Nous sommes déçus par les mesures prises par la FERC. Nous pensons que la sanction infligée par la FERC est sans fondement et nous sommes en profond désaccord avec les allégations de la FERC contre Barclays et ses anciens courtiers», a-t-elle fait savoir par communiqué, précisant qu’elle étudiait les voies de recours possible.

Il faut dire que cette sanction tombe mal pour la banque qui essaie depuis un an de se refaire une virginité. Arrivé en août dernier, le nouveau patron Antony Jenkins a promis de changer la culture de l’établissement en mettant fin aux activités les plus controversées comme le conseil en optimisation fiscale ou la spéculation sur les matières premières agricoles.

Mais la banque traîne un lourd passif. Outre le Libor et la manipulation du marché de l’énergie, elle a été éclaboussée comme les autres banques de la City par le scandale des ventes forcées d’assurance crédit ainsi que par celui des ventes aux PME de produits complexes de couverture contre les variations de taux d’intérêts. Deux affaires pour lesquelles elle a provisionné 3,5 milliards de livres sterling dans ses comptes.

Vers 15h15, le titre progresse de 1,13% sur un marché londonien en hausse de 0,4% .