Mardi, UBS et Deutsche Bank ont admis être impliqués dans une enquête d’envergure de manipulation du marché des devises, estimé à 5 300 milliards de dollars, conduite à un niveau international par les autorités américaines, britanniques, hongkongaises et suisses.
C’est au tour de Barclays de reconnaitre faire également l’objet de soupçons ce mercredi.
L’annonce a été faite dans le cadre de la divulgation des résultats du troisième trimestre de l’année de la banque britannique. Le profit est ressorti à 728 millions de livres alors qu’il y a un an, l’institution a fait état d’une perte de 13 millions de livres. Ce dernier chiffre avait notamment été la conséquence d’une charge liée à la propre dette de l’établissement et à une provision de 550 millions de livres relative à la vente inappropriée de polices d’assurance de protection financière à certains clients.

Entre juillet et septembre, le profit avant impôt réalisé par la banque d’investissement est de 463 millions de livres, contre 988 millions il y a 12 mois. Les revenus découlant de cette activité ont fortement reculé, en particulier sur le segment obligataire où la chute enregistrée est de 44%.
Le profit de la banque commerciale ressort à 351 millions de livres alors qu’une perte de 192 millions de livres avait été signalée au deuxième trimestre.

Pour autant, sur les neuf premiers mois de l’année, le profit est de 1,81 milliard de livres, contre 545 millions de livres en 2012, malgré 741 millions de livres dépensés pour la restructuration de la société.
Le ratio core Tier 1, conformément à Bâle III s’est élevé à 8,4%.
Pour rappel, en 2012, Barclays a du payer 450 millions de livres pour mettre un terme à une affaire de manipulation du taux de référence du marché interbancaire, le taux Libor.