L’affaire ressemble de plus en plus au scandale du Libor, révélé l’année dernière et dont le premier procès s’est ouvert jeudi 31 octobre. Les autorités de régulation de plusieurs pays dont la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et la Suisse enquêtent actuellement sur une possible manipulation du marché des changes . D’après les éléments rendus publics à ce jour, l’enquête concerne les banques Barclays, Royal Bank of Scotland, Citigroup, JP Morgan, Deutsche Bank, UBS et … HSBC.

La banque britannique a en effet indiqué lundi qu’elle avait elle aussi reçu des demandes d’informations de l’Autorité britannique de conduite financière (FCA). L’enquête ouverte en juin porte sur le comportement d’un certain nombre de traders travaillant pour les plus grandes banques du monde, qui se seraient entendus pour manipuler le WM/Reuters, le taux de référence du marché des devises. Ce marché est le plus important au monde : 5300 milliards de dollars s’y échangent chaque jour.

«Nous coopérons avec les investigations qui en sont à un stade préliminaire», a indiqué HSBC qui précise n’avoir pris aucune mesure disciplinaire à l’encontre de ses salariés, contrairement à sa compatriote Barclays qui a déjà suspendu six cambistes de leurs fonctions. « Nous n'avons suspendu personne. Nous en sommes au tout début et les noms qui ont été donnés jusqu'à présent ne travaillent plus pour nous », a précisé le directeur général d’HSBC, Stuart Gulliver, lors d'une téléconférence avec des journalistes.

Le groupe a vu son bénéfice net bondir de 28% à 3,2 milliards de dollars au troisième trimestre, grâce au dynamisme de ses marchés domestiques que sont le Royaume-Uni et Hong-Kong. Le titre a clôturé lundi parmi les plus fortes hausses de la bourse de Londres.