Introductions en bourse, augmentations de capital et émissions obligataires ont permis aux entreprises de lever 57,6 milliards d’euros au premier semestre sur Euronext, contre 53 milliards d’euros à la même période de l’année dernière.
« Les fonds levés par les introductions en Bourse ont en particulier nettement augmenté, pour s’établir à 6,5 milliards d’euros, montant déjà supérieur aux 3,1 milliards d’euros mobilisés par les introductions en Bourse durant l’ensemble de l’année 2013 », a indiqué l’opérateur jeudi.

A elle seule, la Bourse de Paris a permis aux nouveaux entrants de lever près de 3 milliards d’euros grâce notamment aux introductions d’Elior (restauration collective), de la Coface (assurance-crédit) ou encore d’Euronext lui-même. « Au total, durant le premier semestre, huit opérations significatives ont été réalisées, contre une seule au premier semestre 2013, et 23 cotations de PME-ETI ont eu lieu durant le premier semestre 2014, contre 10 au cours de la même période de l’année dernière », indique Euronext.

Ce montant reste toutefois modeste au regard de ceux des marchés anglo-saxons. Le London Stock Exchange a ainsi enregistré pour 11,3 milliards d’euros d’IPO au premier semestre, une somme que s’apprête à pulvériser le New York Stock Exchange avec la cotation du groupe d’e-commerce chinois Alibaba qui pourrait en profiter pour lever une vingtaine de milliards de dollars.

Si les introductions en bourse ont focalisé l’attention des médias au premier semestre, les émissions obligataires ont été au moins aussi importantes, avec 37 milliards d’euros levés, soit environ la moitié du financement sur Euronext.

L’opérateur souligne par ailleurs le dynamisme des échanges avec une augmentation de 13 % des volumes quotidiens moyens comparativement à la même période de 2013. « Le 20 juin fut la journée de négociation la plus intense depuis 2012 pour les valeurs du CAC 40, avec plus de 7 046 milliards d’euros échangés », ajoute-t-il.