Bien que le Cac 40 et l’Eurostoxx évoluent respectivement de 0,15% et 0,05% vers 11h, il est probable que les actions de la zone euro connaissent une nouvelle séance de baisse aujourd’hui.

Trois éléments d’information pourraient contribuer à la poursuite du mouvement baissier.

Tout d’abord l’annonce ce matin de la baisse des prévisions de croissance pour 2015 des économistes de la Banque populaire de Chine. La hausse du PIB est désormais attendue à 7,0% au lieu de 7,1%. La justification donnée à cette révision négative réside dans des pressions grandissantes perceptibles sur l’activité économique du pays.
Pour l’instant cette estimation n’a pas été assumée par la Banque centrale elle-même. Elle vient cependant jeter une nouvelle ombre sur la dynamique du pays.

Le deuxième facteur susceptible de pousser davantage les actions de la zone euro vers le bas réside dans les déclarations non rassurantes qui pourraient découler de la rencontre qui se tient ce mercredi à Bruxelles entre le premier ministre grec Alexis Tsipras, la chancelière allemand Angela Merkel et le président français François Hollande. L’agence Reuters s’est montrée quelque peu pessimiste ce matin en indiquant une réunion compromise par l'absence d’avancée majeure sur le dossier.

Enfin, outre Atlantique, selon Bloomberg, la statistique américaine Jolts sur les créations d’emplois a atteint son plus haut niveau depuis quatorze ans en avril 2015. Cette information risque de renforcer le sentiment des opérateurs boursiers, notamment américains, que la Réserve fédérale américaine pourrait relever ses taux directeurs prochainement, probablement en septembre, ce d’autant plus que les chiffres découlant du rapport mensuel sur l’emploi américain paru vendredi dernier se sont avérés meilleurs que prévu.