Cela fait six séances consécutives qu’un recul est constaté sur l’or. Le cours du métal jaune s’est replié de 1% ce vendredi après que la Chine ait révélé le montant d’or acheté ces six dernières années. Les réserves ont augmenté de 57%, soit de 604 tonnes. Le pays détient désormais 1658 tonnes d’or, un volume bien moindre que celui évalué par les analystes.

Le fléchissement sur l’ensemble de la période s’élève à 5,7%.

Les autres éléments explicatifs du mouvement baissier résident dans le fait que les investisseurs anticipent de plus en plus une remontée prochaine des taux directeurs de la Réserve fédérale américaine qui devrait conduire à une appréciation additionnelle de la valeur du dollar. L’indice dollar contre un panier de plusieurs grandes devises de référence se situe actuellement 2,5% en dessous d’un pic atteint il y a 12 ans.

La matière première a également souffert de l’atténuation du risque de sortie de la Grèce de la zone euro et de l’accord trouvé entre plusieurs grands puissants Etats et l’Iran au sujet de son programme nucléaire.

Les investisseurs sont énormément sortis des ETF investis dans l’or. Des stop-loss ont par ailleurs été activés par certains fonds d'investissement pour limiter leurs pertes.

Par ailleurs les sociétés spécialisées dans l’extraction ou l’exploitation de la matière première comme Randgold Resources ou Fresnillo ont été mises à mal, perdant respectivement 2,4% et 2,2%. Par ailleurs, en Australie, Newcrest Mining, le plus important producteur d'or a chuté de 10%. Evolution Mining a décliné de 15%.

D'aucuns,  à l'instar David Baker gérant chez Baker Steel Capital Managers LLP, estiment que le prix de l'or pourrait baisser à 1050 dollars l'once.

D’autres métaux précieux ont également été affectés dans la foulée comme le platine (-4,7%), l’argent (-2,3%), le palladium (-3%).