« Si la croissance économique s’avérait bien moins significative qu’escompté cela aurait certainement des implications sur les taux de défaut des entreprises et sur l’ampleur des profits dégagés. Le marché du crédit et le marché actions s’en trouveraient indéniablement affectés. Une hausse de la dette pour remédier aux difficultés occasionnées par cette moindre croissance renforcerait la nécessité pour les banques centrales de poursuivre leur processus de répression financière alors que ces dernières ont beaucoup moins de marge de manœuvre pour agir » indique Andreas Utermann lors d’une conférence de presse organisée ce jeudi 26 novembre.

La croissance mondiale devrait d’ores et déjà s’établir en dessous de son potentiel en 2016 en raison de la persistance de déséquilibres manifestes au niveau mondial en particulier, l’excédent d’épargne et l’excédent commercial de l’Allemagne et de la Chine, informe Andreas Utermann. « Si la Chine semble avoir pris la mesure du problème en changeant son modèle de développement pour stimuler davantage sa consommation domestique, tel ne semble pas encore le cas de l’Allemagne. Nous pouvons espérer que l’afflux des refugiés conduira le gouvernement allemand à abaisser la pression fiscale ce qui aurait pour effet de dynamiser la demande intérieure » relève Andreas Utermann.

Dans le scénario central de l’équipe de gestion d’Allianz GI, le contexte économique qui devrait prévaloir l’année prochaine, devrait de nouveau faire la part belle aux actifs risqués au détriment des actifs non risqués. « Les obligations d’Etat sont chères et n’offrent que très peu de rendement » déclare Andreas Utermann. La faiblesse des rendements des titres d’Etat a vocation à déteindre sur les obligations des entreprises bien notées, dites obligations « investment grade ». Dans ces deux sphères le rendement espéré devrait être compris entre 0 et 1%.
Parallèlement, le marché des actions des pays développés pourrait proposer entre 4% et 6% de rendement, présage le directeur monde des investissements d'Allianz GI. Dans ce dernier compartiment, le segment des actions de la zone euro continue être particulièrement plébiscité sur fond d’une politique monétaire très accommodante conduite par la Banque centrale européenne.