Un tel résultat était inattendu par le marché. Elle s’explique notamment par une baisse des revenus tirés des prêts bancaires, d’une hausse des provisions pour dépréciation de créances, et d'ajustements de valeur sur dérivés.
En excluant les éléments exceptionnels, comme les charges sur les mouvements en juste valeur sur sa dette, qui s’élèvent à 773 millions de dollars, HSBC se retrouve avec un bénéfice avant impôt de 1,9 milliard de dollars.

Sur l'année 2015, le bénéfice atterrit à 18,87 milliards de dollars, contre un consensus de 21,8 milliards de dollars.

En juin, le président du groupe, Stuart Gulliver, avait présenté une nouvelle stratégie pour stimuler l’investissement en Asie, sortie des pays non profitables, et supprimer environ 25 000 emplois afin d’aider à générer 5 milliards de dollars d’économies d’ici fin 2017.

Pour certains analystes cependant, la faiblesse des revenus et la hausse des provisions devraient grandement compromettre l’atteinte de cet objectif.

Les provisions pour créances douteuses et risque de crédit ont augmenté de 32% à 1,64 milliard de dollars pendant le trimestre. Cela a ramené le montant total des charges à 3,7 milliards de dollars. Une des principales raisons explicative à résidé dans l’exposition de la banque au secteur pétrole et gaz.

Parallèlement, le retour sur fonds propres s’est établi à 7,2%, en dessous de la cible visée de 10%. Les revenus ont chuté de 18% 11,8 milliards de dollars.

Stuart Gulliver se veut cependant rassurant dans son communiqué. HSBC aurait réduit le stock de ses actifs pondérés en fonction des risques de 124 milliards de dollars l’année dernière.

Depuis le début de l’année, l’action d’HSBC subit une correction de près de 25%.
La banque a du proposer un dividende de seulement 21 cents pour le quatrième trimestre, ce qui fait un total pour l’année de 51 cents.