De nombreux investisseurs ne peuvent se passer des filtres négatifs, qui passent les investissements au tamis des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance. Un dixième des actifs que Schroders gèrent excluent des entreprises en raison de leur implication dans des produits ou services controversés.

Des définitions plus larges et couramment utilisées portent la part des investissements soumis à ce type de filtre à près d’un cinquième des actifs gérés professionnellement par Schroders (1). Cet essor se poursuit, les actifs concernés ayant enregistré une augmentation annuelle de 16 % au cours des quatre dernières années (2). Le filtrage négatif, qui vise des objectifs différents d’activités telles que l’intégration ou l’engagement, n’est qu’une facette de l’investissement durable. Si l’intégration et l’engagement aident les investisseurs à obtenir de meilleurs résultats, les politiques d’exclusion reflètent leur choix d’éviter des activités qu’ils estiment inacceptables.

Schroders reste convaincu que l’intégration ESG et l’engagement, mis en œuvre efficacement, produisent de meilleures décisions d’investissement. Cependant, il faut admettre que de nombreux investisseurs ont aussi d’autres préoccupations et que les considérations pratiques des exclusions méritent sans doute une plus grande attention. Si les décisions de filtrage sont prises séparément des analyses d’investissement, il est crucial de comprendre leur impact sur les objectifs d’investissement.

En général, Schroders examine leur influence sur la performance historique mais considère que ce retour en arrière empêche de se concentrer sur des questions essentielles. Selon le groupe de gestion d’actifs britannique, les exclusions ne réduisent pas systématiquement la performance à long terme. Cependant, en augmentant la volatilité et en inhibant l’expression des styles d’investissement, les choix de définition et d’application des exclusions peuvent compliquer sérieusement la mise en œuvre de certaines stratégies.





Le graphique ci-dessus montre l’ampleur de la contrainte exercée par les exclusions sur les gérants. Si la mise en œuvre de filtres est mécanique, l’évaluation de leur impact sur les portefeuilles est une tâche complexe. Avec cette étude, Schroders explore le rôle des exclusions, les activités généralement ciblées, les diverses manières de définir les exclusions et leurs effets sur les stratégies d’investissement.

L’objectif de l’étude est d’aider les investisseurs ayant adopté, ou souhaitant adopter des politiques d’exclusion à comprendre les options disponibles, ainsi que les implications complètes de leurs choix.

Vous pouvez retrouver l’étude complète qui examine notamment diverses options de filtres d’exclusion (alcool, combustibles fossiles, fourrure, jeux d’argent, nucléaire, pornographie, « vice », tabac, armement) en cliquant ici.

(1) Global Sustainable Investment Review 2016, Global Sustainable Investment Alliance.
(2) Global Sustainable Investment Review 2016, ibid.

 Alexander Monk, analyste développement durable et l’équipe investissement durable de Schroders