Les grandes plates-formes publicitaires sur lesquelles Pictet-Digital est positionné ont largement investit dans leurs systèmes et la gestion des données pour répondre aux critères du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD). Elles possèdent les compétences pour effacer ou encrypter les données des utilisateurs et les vendre par paquet aux annonceurs, sans pour autant diffuser d’informations sensibles. Le respect des nouvelles normes ne devrait donc pas leur poser problème.

Facebook aura par exemple doublé ses dépenses d'investissement de 2017 et 2018, à 14 milliards de dollars. La société possède par ailleurs des équipes de respect de la conformité (compliance) pour tous les marchés clés et pourra s’adapter rapidement si une autre région que l’Europe vient à adopter des dispositions similaires.

Les entreprises les plus exposées aux dispositions sur la protection de la vie privée sont les petits groupes de publicité internet, dans lesquels Pictet-Digital n’a pas investi. Effectivement, de nombreuses entreprises auxquelles elles achètent des données personnelles ne pourront plus continuer d’opérer sous la nouvelle réglementation. Ces petits groupes vont donc devenir plus dépendants des grandes plates-formes.

Enfin, si des pénalités financières liées au RGPD devaient être imposées, elles représenteraient un maximum de 4% du chiffre d’affaires de la société concernée. Pour Facebook, dont les marges bénéficiaires sont élevées et dont moins d’un tiers du chiffre d'affaires vient d’Europe, l’impact maximal d’une pénalité sur le résultat net serait de l’ordre de 2,3%.

Des valorisations attractives

Comme le montre le graphique ci-dessous, la surperformance du secteur a été tirée par une très forte croissance des profits. Sur la base des ratios cours/bénéfices (PER) courants, la valorisation du secteur par rapport au MSCI World s’avère donc proche de sa moyenne historique.
En considérant la croissance des deux prochaines années, le thème reste très bon marché: le PEG à 2 ans de Pictet-Digital est de 1,3, à comparer à 1,65 pour le MSCI World.
Notons que Pictet-Digital n'a pas investi dans les semi-conducteurs, segment le plus cher de l'indice MSCI Information Technology avec un PEG de 2,771.



Source: Bloomberg, profits par action normalises en début de période, du 31.01.2001 au 03.04.2018

Trois différences importantes 

Rappelons que Pictet-Digital diffère de ses concurrents spécialisés dans les technologies de l’information sur plusieurs points:

-Forte concentration dans les entreprises internet, dont la croissance bénéficiaire est en moyenne deux fois supérieure à celle du MSCI World: e-santé, paiements en ligne, cloud… Les entreprises de la santé en particulier devraient investir fortement dans des interfaces permettant de gérer les données des patients de façon centralisée afin de les analyser et de fournir des diagnostics fiables.
-Exposition au secteur des télécommunications, dont les valorisations sont particulièrement faibles aujourd’hui, et exclusion des semi-conducteurs.
-Processus d'investissement très strict, combinant critères quantitatifs et qualitatifs pour aboutir à un portefeuille bien diversifié. Les gérants sélectionnent des entreprises à la croissance bénéficiaire forte, avec plus de trois ans de visibilité et dont l’action est attractive en termes de prix et de volatilité.

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