·Sur un an : les cessions de parts d'OPC non monétaires l'emportent sur les souscriptions, pour un montant de -36 milliards de flux nets, résultant principalement des fonds actions (-21 milliards) et mixtes (-11 milliards). Cette décollecte, la première depuis 2013, résulte en grande partie de délocalisations de fonds à l'étranger (-25 milliards).
Les fonds immobiliers et les fonds d'épargne salariale enregistrent une collecte positive (respectivement +7 et +3 milliards). Dans l'ensemble, les OPC non monétaires cèdent principalement des actions émises par des non-résidents (-32 milliards).

Les OPC monétaires enregistrent également une collecte négative (-11 milliards). Ces rachats se traduisent par des cessions nettes de titres émis par les établissements de crédit (- 13 milliards) et par une réallocation des titres de créance long terme vers des placements en dépôts.

· Au quatrième trimestre 2018 : les OPC non monétaires enregistrent une collecte négative pour le quatrième trimestre consécutif (-18 milliards) principalement liée à des retraits d'investisseurs résidents (-15 milliards). Il en résulte des remboursements de parts, avec pour contrepartie, des cessions de titres de créance long terme (-9 milliards) et d'actions (-6 milliards) en particulier. Les titres cédés sont principalement émis par des non-résidents (-13 milliards) et, en termes de secteur, par des sociétés non financières (-16 milliards).

Les OPC monétaires subissent une décollecte de 10 milliards sous l'effet des retraits des investisseurs résidents (-14 milliards) partiellement compensés par les souscriptions nettes des investisseurs hors zone euro (+4 milliards).

· Focus - Zone euro :
l'encours des OPC non monétaires de la zone euro baisse de -2,4% en 2018 pour la première fois depuis 2011 en raison des moins-values enregistrées (-5,3%) et malgré des souscriptions nettes positives (+2,1%). Les fonds de droit français enregistrent la plus forte baisse sur l'année avec -103 milliards soit -7,9% de l'encours, en raison d'un effet valorisation de -5,2%, d'un effet délocalisation de -1,9% et d'un effet collecte de -0,9%. Son poids dans la zone euro diminue ainsi de 0,8 point de pourcentage sur un an (10,9% fin 2018 après 11,7% fin 2017).