Le marché se montrait prudent et vigilant avant la publication, vendredi à 14h30, des statistiques pour juillet du marché du travail aux Etats-Unis.

Il s'agit de l'indicateur phare de la semaine, soulignent les analystes du courtier Aurel dans une note publiée vendredi.

Il est très probable que nous soyons en train d'assister au tout début de la fin de la récession, avait assuré jeudi le président américain Barack Obama.

Les valeurs automobiles continuent de plomber le CAC

L'agence de notation Standard & Poor's a dégradé d'un cran sa note sur la dette du constructeur Peugeot, désormais classée parmi les valeurs spéculatives, et l'a assortie d'une perspective négative. Les autres valeurs automobiles chutent également.

Les valeurs financières restent prudentes après les prévisions d’Allianz et la perte semestrielle de 1,4 milliard de livres sterling (1,2 milliard d'euros) de Royal Bank of Scotland, dont l’action s’écroule de plus de 12% à Londres.

CAC 40
Les valeurs automobiles tiraient la cote parisienne vers le bas, Peugeot (-7,01% à 20,89 euros) et Renault (-4,48% à 31,96 euros) affichant les plus fortes chutes du CAC 40, tandis que Michelin perdait 3,12% à 50,90 euros.

Société générale reculait de 0,69% à 50,35 euros après l'annonce de la démission d'un de ses responsables des activités de marché, Jean-Pierre Mustier, qui est soupçonné de délit d'initié en août 2007 par l'Autorité des marchés financiers (AMF). Les autres banques subissent aussi des prises de bénéfice. Dexia chutait de 2,60% à 6,03 euros, Crédit Agricole de 2,93% à 10,76 euros et BNP Paribas de 1,17% à 52,38 euros.

Air France-KLM reculait de 3,19% à 10,01 euros, après avoir annoncé une baisse de 3,3% de son trafic passagers en juillet.

Axa se repliait de 2,09% à 15,45 euros, après la publication vendredi matin des résultats de son concurrent allemand Allianz, qui a fait état pour le deuxième trimestre d'un bénéfice net en baisse de 16% mais nettement au-dessus des attentes du marché. Les résultats de l'assureur américain AIG sont également attendus vendredi.

Contre la tendance, France Télécom reprenait 2,39% à 17,50 euros après quatre séances de baisse. Les analystes de la banque américaine JPMorgan Chase ont relevé à surpondérer, contre neutre auparavant, leur recommandation sur le titre.

SRD (Service de Règlement Différé)
NRJ Group remontait de 6,12% à 5,20 euros. Le titre n'avait pas encore profité du récent rebond des marchés.

Natixis montait de 3,87% à 2,33 euros. Le marché se reprend à spéculer sur un retrait de la cote, jamais confirmé jusque-là. Certains espèrent aussi des annonces de changement de stratégie.

Les équipementiers automobiles étaient également en repli: Faurecia cédait 2,07% à 8,99 euros et Valeo 1,77% à 18,54 euros.

CGG Veritas chutait de 5,17% à 13,95 euros, après l'abaissement par les analystes de Barclays Capital de leur recommandation sur le titre, à sous-pondérer.

Rhodia perdait 6,32% à 7,48 euros après son parcours haussier, le titre du chimiste continue logiquement de consolider, après un gain de plus de 40% en une semaine.

Repli de la production industrielle allemande

La production industrielle en Allemagne a reculé de 0,1% au mois de juin, contre +0,60% attendu. Cette baisse intervient avec une révision en hausse de la croissance enregistrée en mai, à 4,3% contre une estimation initiale de 3,7%.

Auparavant, l'Allemagne, avait annoncé un excédent commercial en hausse de 28,4% en juin par rapport à mai, à 11 milliards d’euros, contre 10,2 milliards d'euros.

En France, le déficit extérieur s’est creusé à 4 milliards d’euros sur la période, contre 3,1 milliards un mois plus tôt, pour atteindre 25,4 milliards sur l'ensemble du premier semestre 2009. 

A 14h30, la publication des chiffres de l’emploi de juillet aux Etats-Unis devrait cristalliser tous les regards des investisseurs. Le consensus anticipe 330000 suppressions de postes, contre 467000 en juin, et une hausse du taux de chômage de 0,1 point à 9,6% de la population active.

L'euro se reprend un peu face au dollar avant l’emploi US

L'euro se refaisait une santé vendredi en début d'échanges européens face au dollar, avant les chiffres du chômage américain en juillet très attendus pour l'évaluation de l'évolution de la première économie mondiale.

L’euro s'inscrivait à 1,4364 dollar contre 1,4347 dollar jeudi soir. Face au yen, la devise européenne reculait à 136,81 yens contre 136,94 yens la veille. Le dollar était stable face à la devise nipponne à 95,41 yens contre 95,44 yens jeudi.

L'économie mondiale a cessé sa chute libre, a estimé vendredi le président de la Banque centrale européenne (BCE).

L'optimisme prévaut et le sentiment est que l'économie américaine aurait atteint un plus bas et qu'elle est en train de sortir la tête de l'eau, a indiqué Masatsugu Miyata, analyste des changes de Hachijuni Bank.

Recul des prix du pétrole

Les cours du pétrole reculent vendredi dans le sillage des actions et avant la parution du rapport sur l'emploi non agricole aux Etats-Unis. En outre, le régulateur des marchés de matières premières aux Etats-Unis, le CFTC, va durcir les sanctions contre les manipulations de cours. Le règlement entrera en application le 4 novembre prochain. Des amendes d'un montant pouvant atteindre 1 million de dollars seront alors applicables.

Le contrat de septembre sur le brut léger du New York Mercantile Exchange perd 0,92% à 71,28 dollars le baril, après avoir atteint jeudi un sommet en cinq semaines à 72,42 dollars.

Le contrat de septembre sur le Brent de la mer du Nord cède 0,80% à 74,20 dollars le baril, après avoir brièvement atteint le seuil de 76 dollars jeudi, son plus haut niveau de l'année.

HDP