La Bourse de Paris a terminé mercredi en très légère hausse (+0,29%) faisant preuve d'attentisme avant le remboursement d'un prêt de la Banque Centrale Européenne (BCE) qui va être un test pour le secteur bancaire européen et les chiffres de l'emploi américain publiés vendredi.

L'indice vedette a avancé de 9,90 points à 3.442,89 points dans un volume d'échanges de 3,934 milliards d'euros.

Sur les autres grandes places européennes, Francfort a avancé de 0,23%, Londres de 0,05% et l'Eurostoxx 50 de 0,66%.

La séance a été marquée par un rebond du secteur bancaire qui avait été malmené mardi, sur un retour des craintes sur la croissance mondiale.

Les investisseurs ont effectué des achats à bon compte sur ces valeurs mais ils ont surtout été soulagés par le résultat d'une opération de la BCE.

L'institution de Francfort a prêté 131,9 milliards d'euros sur trois mois à 171 banques de la zone euro. Un montant qui s'avère bien inférieur aux attentes des analystes et prouve que les besoins de liquidités des banques de la zone euro ne sont pas aussi importants qu'on pouvait s'y attendre.

Cette opération a été extrêmement suivie car elle est survenue à la veille d'un remboursement par les banques de la zone euro d'un prêt de 442 milliards d'euro à la BCE.

"L'opération de jeudi est l'équivalent d'un +stress test+ européen", a estimé Arnaud de Champvallier, gérant chez Turgot Asset Management, faisant référence aux tests de résistance censés rendre compte de la capacité de résistance des banques à des conditions économiques et financières extrêmes.

Une vingtaine d'établissements européens doivent subir ce type de tests et les résultats seront publiés en juillet.

"Le marché est dans une logique d'attente. Il attend de la visibilité à court terme pour être rassuré sur la crise du crédit", a poursuivi le gérant.

Hormis le résultat de la première opération de la BCE, la séance de mercredi n'a pas apporté de nouvelles vraiment positives et le marché a été refroidi par des statistiques mitigées aux Etats-Unis.

Les créations d'emplois ont chuté en juin, selon l'enquête du cabinet de conseil ADP qui est publiée deux jours avant les statistiques officielles de l'emploi. Des chiffres de mauvais augure après une série de statistiques inquiétantes sur la santé de l'économie américaine.

Côté valeurs, les bancaires ont été soutenues par le prêt de la BCE: Crédit Agricole a fini en tête du CAC 40 (+3,41% à 8,63 euros), suivi par BNP Paribas (+2,33% à 44,77 euros).

Egalement malmenées mardi, les valeurs automobiles se sont reprises, bénéficiant d'une note positive de CA Chevreux, selon des sources de marché.

Renault a progressé de 0,79% à 30,78 euros, Peugeot de 0,48% à 21,06 euros et Michelin de 1,64% à 57,73 euros.

Sanofi-Aventis a gagné 1,74% à 49,53 euros après avoir annoncé la cession de deux sites de recherche et développement à l'américain Covance et, par ailleurs, le rachat de l'entreprise biopharmaceutique américaine TargeGen.

En revanche, Accor a lâché 2,02% à 38,25 euros, avant l'entrée en Bourse vendredi des deux groupes nés de la scission, l'un conservant les activités de l'hôtellerie et l'autre reprenant les services prépayés.

Le titre du géant de l'acier ArcelorMittal a perdu 1,89% à 22,35 euros, après avoir été condamné par la Commission européenne à une amende de 276 millions d'euros pour entente illicite avec d'autres aciéristes.