La France va devoir emprunter 184 milliards d’euros en 2011 sur les marchés afin de financer le déficit budgétaire (91,6 milliards) et rembourser une partie de sa dette à moyen-long terme (94,8 milliards), a annoncé mardi l’Agence France Trésor.

Outre les émissions obligataires dont le montant vient d'être annoncé et qui se feront sous forme de BTAN (Bons du Trésor à intérêts annuels) et d'OAT (obligations assimilables du Trésor), le besoin de financement sera également couvert par des annulations de titre par la Caisse de la dette publique à hauteur de 2,9 milliards d'euros, a précisé l’AFT.

En 2010, Bercy avait prévu d'emprunter 188 milliards d'euros, grand emprunt compris, mais les émissions obligataires ont finalement atteint 210 milliards.

La France, qui bénéficie d’un triple A de la part des agences de notation financière, «mérite cette note à l’heure actuelle», ont récemment indiqué les analystes de Standard&Poor’s. Toutefois, la prime de rendement (taux) par rapport au Bund allemand s'est creusée ces dernières semaines dans un contexte de forte volatilité du marché obligataire. Nul doute que les marchés resteront très attentifs à l’évolution des finances publiques françaises en 2011, notamment à la capacité du gouvernement à ramener le déficit budgétaire à 91,6 milliards d’euros contre près de 150 milliards en 2010.