Dans le débat actuel sur la suppression de l’ISF, Nicolas Sarkozy semble avoir tranché. «L'ISF été supprimé partout en Europe, il a été supprimé par les socialistes allemands en Allemagne et par les socialistes espagnols en Espagne. Ce que les socialistes ont compris en Europe - pas en France - peut-être que la droite et le centre français peuvent le comprendre aussi. Ce n'est pas absurde», a-t-il déclaré ce mardi lors d’un déplacement à Montmirail (Marne) consacré à la 'réindustrialisation des territoires'.

Reprenant ses accents de campagne, le chef de l’Etat s’est montré déterminé à réformer en profondeur la fiscalité du patrimoine : «Je sais bien que comme pour tous les sujets, le conseil qui m'est donné, c'est l'immobilisme. On met la poussière sous le tapis (...) mais ce n'est pas ma conception des choses». Selon lui, la suppression de l’ISF doit permettre à la France de lutter à armes fiscales égales avec ses voisins, notamment l’Allemagne.

Dimanche, le ministre du Budget François Baroin avait affirmé qu’une réforme peu coûteuse et efficace de la fiscalité sur le patrimoine serait de relever le seuil de l’ISF, sans le supprimer, afin d’en exclure quelque 300 000 contribuables. Selon Les Echos, l’ISF aurait rapporté quelque 4,5 milliards d’euros en 2010 à l’Etat (chiffres non confirmés par Bercy). Le chef de l’Etat n’a pas dit par quel prélèvement il compte le remplacer.

Faut-il supprimer l'ISF? Retrouvez le débat entre Thomas Piketty, professeur à l'Ecole d'économie de Paris, et Philippe Bruneau, président du Cercle des fiscalistes, en cliquant
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