A la question " le niveau d'imposition agit-il sur la croissance ? ", les réponses divergent. D'un côté, on trouve les partisans du " trop d'impôt tue l'impôt ". Les économistes libéraux démontrent qu'un taux d'imposition trop élevé devient à terme dissuasif et empêche les entreprises d'investir localement et les ménages de consommer davantage. Arthur Laffer, un des premiers économistes à avoir modélisé " l'allergie fiscale ", dénonce un système étatique trop présent et trop pesant. Et les libéraux d'expliquer qu'une fiscalité trop lourde aboutit in fine à la délocalisation et à l'expatriation.

Inversement, il y a ceux pour qui sans impôt, il n'y a pas de relance économique possible. Il revient à la puissance publique de lancer les projets d'investissement qui feront la croissance de demain. Pour Valérie Rabault et Karine Berger, économistes et auteurs des " Trente glorieuses sont devant nous ", l'Etat doit être " l'étincelle de la croissance ".