L’Etat français n’est pas seul à devoir se faire du souci pour sa note de crédit. La Ville de Paris, la région Ile-de-France, ainsi que les principaux établissements bancaires sont eux aussi menacés de dégradation.

Pour l’heure, Paris dispose d’un triple A, la meilleure note possible et ses «fondamentaux sont solides», selon la municipalité. Standard and Poor's avait d’ailleurs confirmé en octobre la note AAA «en soulignant le sérieux et la performance de la gestion des finances municipales qui restent fondamentalement saines». Mais l’agence «considère qu'une collectivité locale ne peut pas avoir une meilleure note que l'Etat souverain, sauf si les transferts de l'Etat ou ses ressources fiscales ne peuvent pas être modifiés sans son accord, ce qui n'est pas le cas en France.»

Quand Paris est à l'eau...

Par conséquent, la notation de la région capitale pourrait être abaissée de deux crans, si tel était le cas pour l'Etat français, explique Standard and Poor's sur son site internet. D’autres organismes publics subiraient le même sort : l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (APHP), la Caisse nationale des autoroutes, l'Unedic ou encore le Réseau ferré de France (RFF).

Côté privé, S&P a annoncé la mise sous surveillance des principaux réseaux bancaires : BNP Paribas, Crédit Agricole, BPCE, la Société Générale, le Crédit foncier de France, et le Crédit lyonnais. Cela n’empêche pas BNP Paribas de caracoler en tête du CAC 40 ce jeudi (+2% vers 11h30), tandis que Société Générale perd 1,4%. La banque du boulevard des Italiens a annoncé ce matin la nomination de Lars Machenil, ex directeur financier de Fortis, à la direction financière du groupe à compter du 1er mars 2012.

Paris n'est pas un cas isolé en Europe. S&P a également mis sous surveillance deux Länder allemands (Saxe et Bavière), les villes de Rome, de Bologne, Milan, Turin, Florence, la région de Bruxelles-Capitale, et la ville de Vienne, ainsi que les banques UniCredit, Intesa Sanpaolo, Deutsche Bank, et Commerzbank.