La crise financière en zone euro et le manque de visibilité des entreprises va entraîner la France dans la récession dès la fin de l’année en cours et au début de 2012, d’après les prévisions de l’Insee.

L’institut national de la statistique prévoit en effet que le PIB français baissera de 0,2% au quatrième trimestre et de 0,1% au trimestre suivant, après un rebond de +0,4% au troisième trimestre 2011.
«L’activité a rebondi en France au troisième trimestre 2011, mais l’élan de la demande intérieure s’est affaibli», explique l’Insee dans sa dernière note de conjoncture. «Dans les services comme dans l’industrie, le climat des affaires, tel qu’il est retracé dans les enquêtes de conjoncture, se dégrade depuis l’été. Il s’établit en novembre nettement au-dessous de sa moyenne de long terme».

L’Insee pense que la consommation des ménages ne progressera que très faiblement d’ici à la mi-2012, d’environ 0,1 % par trimestre, tandis que l’investissement des entreprises devrait reculer. «Au total, l’activité reculerait quelque peu au quatrième trimestre 2011 (-0,2 %) et au premier trimestre 2012 (-0,1 %). Elle retrouverait un peu de dynamisme au deuxième trimestre 2012 (+0,1 %)», précise l’institut. L’emploi risque de se contracter dans les secteurs marchands jusqu’à mi-2012, entraînant une hausse du taux de chômage à cet horizon.

Seule note d’espoir pour une économie européenne moribonde, «la résilience de l’activité aux États-Unis et au Japon et le rebond dans les pays émergents soutiendraient quelque peu la demande externe», indique l’Insee qui espère une baisse d’activité en zone euro moins marquée au premier trimestre 2012 que fin 2011.