La décision pourrait bien être prise avant la fin du mois de janvier. C’est tout du moins ce qu’a déclaré Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy.

L’annonce avait déjà été faite selon laquelle une contribution pour fixer l'assiette de cette taxe serait présentée le 23 janvier. L’idée étant de débattre du sujet lors du sommet européen du 30 janvier.

Cependant au sein même de l'UE, l'opposition de certains pays est vive. Le Royaume-Uni craint pour l'avenir de la place de Londres et la Suède a été échaudée par l'échec d'une tentative conduite en solitaire dans les années 1990.

L'Allemagne a définitivement rejeté toute idée de ne pas parvenir à une solution européenne. «Le but est d'aboutir à l'instauration d'une taxe sur les transactions financières dans l'Union européenne toute entière » a déclaré le porte-parole du gouvernement, Steffen Seibert.
L’Italie partage cet avis : « une démarche en solitaire n’est pas souhaitable » a déclaré le chef du gouvernement Mario Monti.

Pour le président de BNP Paribas, Baudouin Prot, entendu sur BFM, une telle taxe n’a de sens qu’à l’échelle mondiale, autrement dit en englobant non seulement tous les partenaires européens mais également des Etats-Unis historiquement hostiles et une Chine réfractaire. « Imposer une telle mesure uniquement en France est absurde. C’est de l’anti compétitivité manifeste » a signalé Monsieur Prot. En cela, en agissant de manière isolée la France se tirerait une balle dans le pied.