Quelque soit la célérité du Parlement, la TVA sociale ne devrait pas entrer en vigueur avant la présidentielle.
Les médias supposait que la frénésie du gouvernement était liée au fait qu’il voulait que le net sur la fiche de paie du salarié augmente avant les élections du fait d’une baisse des charges sociales. Le premier ministre François Fillon a démenti ce postulat.

Plusieurs scénarios sont envisageables à l'heure actuelle, concernant le montant des charges sociales à transférer, les cotisations concernées, l'outil fiscal retenu pour compenser le manque à gagner pour la Sécurité sociale. Le premier ministre évoque sur ce dernier point la TVA assurément, mais également la CSG, l’impôt sur les sociétés ou encore la taxe sur les produits pétroliers.

Par ailleurs, s’agissant de la taxe sur les transactions financières, Nicolas Sarkozy a indiqué vouloir appliquer dès cette année le projet de la Commission européenne. La taxe serait de 0,1% sur les actions et les obligations et de 0,01% sur les produits dérivés.
La ministre du budget Valérie Pécresse précise ce matin que cette taxe n’a de sens que si elle est portée par l’Europe. «Si la France la met en place, elle sera contournée». Cette position fait écho à celle affichée par l’Allemagne, réitérée à l’issue de la rencontre entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy lundi.
Parallèlement, François Baroin déclare souhaiter mettre en place cette taxe avec l’Allemagne, si possible à l’échelle de l’Union européenne, sinon dans la zone euro.