«Mon principal adversaire, qui n'a pas de nom, pas de visage, pas de parti, et qui pourtant gouverne tout, c'est la finance. En vingt ans, elle a pris le contrôle de nos vies» a déclaré François Hollande.

Pour tenter de réduire la mainmise de la sphère financière, le candidat socialiste a mis en avant plusieurs mesures phares parmi lesquelles la fin des stock options qui n’auraient aucune légitimité, la séparation des activités de crédit et des activités spéculatives, l’interdiction aux banques françaises de travailler dans des paradis fiscaux, l'interdiction des produits toxique, et l'encadrement des bonus. «Je serai le président de la fin des privilèges», a t-il assuré.

François Hollande veut par ailleurs limiter l’utilisation des produits dérivés à la seule couverture des besoins réels des agents économiques, et prône une liste noire des fonds spéculatifs et la création d’une agence publique de notation.

Sur le plan des finances publiques, François Hollande souhaite la création d’une tranche supplémentaire d’impôt sur le revenu à 45% pour ceux qui gagnent plus de 150 000 euros par an.