A l’instar de la plupart des pays européens, l’économie française a ralenti au premier trimestre 2012. « Le produit intérieur brut en volume est stable (0,0 %) après une faible progression au quatrième trimestre 2011 (+0,1 %) », a indiqué l’Insee dans sa première estimation publiée mardi.

La croissance du quatrième trimestre a d'ailleurs été révisée à la baisse, de +0,2% à +0,1%. La France échappe ainsi de justesse à la récession qui touche notamment le Royaume-Uni, l’Espagne et l’Italie, mais elle est à nouveau distancée par l’Allemagne dont le PIB a progressé de 0,5% au premier trimestre.

La stagnation de l’économie française s’explique par une baisse de l’investissement des entreprises et un ralentissement des exportations. En outre, « les dépenses de consommation des ménages sont peu dynamiques (+0,2 % après +0,1%) », selon l’Insee.

« La France échappe pour le moment à la récession, mais la stagnation du PIB n’est pas de nature à rassurer ses créanciers sur sa capacité à réduire son déficit », a commenté le cabinet d’analyse économique Astérès. « Le nouveau Président avait bâti ses projections de réduction du déficit sur une croissance de 0,5% pour l’année 2012. Il n’est pas certain que ce chiffre pourtant très modéré soit atteint ».

D’après l’Insee, l’ « acquis de croissance » pour 2012, c’est-à-dire la croissance annuelle que l’on obtiendra si le PIB reste identique a ce qu’il a été au premier 2012 au cours des trois autres trimestres, est de 0,2%. De son côté, la Banque de France a indiqué la semaine dernière qu’elle prévoyait une nouvelle stagnation du PIB au deuxième trimestre.