C’est l’un des rares héritages de Nicolas Sarkozy auquel François Hollande ne renonce pas. Le Grand Emprunt, lancé en 2010 afin de financer des investissements d’avenir, sera poursuivi. Sur les 35 milliards d’euros de ce plan de soutien à la recherche et aux secteurs industriels, seuls 26 milliards ont pour l’heure été affectés.

Il reste donc quelque 8 milliards à attribuer. Cette tâche vient d’être confiée à Louis Gallois, nommé mercredi commissaire général à l'investissement en charge du Grand Emprunt. Ancien patron de la SNCF et de l'Aerospatiale, directeur de cabinet de Jean-Pierre Chevènement dans les années 1980, M. Gallois vient de céder les commandes du groupe aéronautique EADS à l’allemand Tom Enders.

Sa nouvelle nomination a été annoncée à l’issue du conseil des ministres. D’après Les Echos, son profil d’industriel a séduit le gouvernement à l’heure où ce dernier entend mener un politique active de réindustrialisation.

Son prédécesseur au Grand Emprunt, René Ricol, avait démissionné au lendemain de l’élection présidentielle.