450 000 euros. C’est le salaire annuel maximum qu’un dirigeant d’entreprise publique ou contrôlée par l’Etat pourra gagner à compter de l’année prochaine. La mesure a été annoncée cet après-midi à l’issue du conseil des ministres.

Elle concrétise une promesse de campagne de François Hollande qui entend limiter de 1 à 20 l’échelle des salaires dans une même entreprise (publique). « Gagner 450 000 euros par an ne me paraît pas dissuasif si on veut avoir à la tête de nos entreprises des hommes et des femmes de qualité», a expliqué le ministre de l’économie, Pierre Moscovici.

Selon le ministère, moins d’une vingtaine de mandataires sociaux dépassent aujourd’hui ce montant. C’est le cas, notamment, du patron d’EDF Henri Proglio, qui a touché un salaire d’1,6 million d’euros en 2011. Pour respecter le nouveau plafond, il devra diviser ce traitement par 3,5. Gérard Mestrallet (GDF Suez) et Luc Oursel (Areva) font également partie des dirigeants qui vont devoir se serrer la ceinture.

La mesure ne concerne pas les entreprises privées. "Ultérieurement on agira sur les rémunérations dans le privé, les stock options, les bonus, les retraites-chapeau et les parachutes dorés", a cependant indiqué Pierre Moscovici. En 2011, la rémunération moyenne d’un patron du CAC 40, part variable comprise, s’est élevée à 2,4 millions d’euros. Avec les actions et les options, cette somme monte à 4,1 millions.