L’été sera plus « fourmi » que « cigale » pour le gouvernement et pour les salariés. Le ministre du Travail et de l’Emploi, Michel Sapin, a annoncé mardi une revalorisation du salaire minimum de 2% le mois prochain, soit 21,5 euros nets par mois.

Au 1er juillet, le smic horaire passe ainsi à 9,40 euros bruts, soit 1425,67 euros mensuels pour 35 heures hebdomadaires. Les syndicats, notamment Force ouvrière, ont dénoncé une hausse trop faible, d’autant plus que l’essentiel de la revalorisation (1,4%) ne fait que compenser l’inflation. Cependant, ce coup de pouce risque d’être difficile à supporter pour de nombreuses entreprises, PME en particulier, dans une période très délicate au plan économique. C’est d’ailleurs ce qu’a souligné Michel Sapin, pour qui il fallait une hausse "raisonnable" même si le dernier "coup de pouce" aussi important remonte à 1997. 

Nouvelles taxes

D'autre part, le ministre du Budget Jérôme Cahuzac a annoncé mardi un gel des dépenses de certains ministères afin de dégager un milliard d’euros d’économie sur les 7 à 10 milliards nécessaires pour atteindre l’objectif de déficit prévu pour cette année. « Un milliard d’euros de dépenses qui devaient être engagées d’ici la fin de l’année seront gelées », dans tous les ministères sauf ceux de l’Education, de la Justice et de l’Intérieur, a précisé le ministre sur BFMTV et RMC.

Le reste de l’effort devrait se traduire par des mesures fiscales comme le rétablissement des charges sur les heures supplémentaires et une taxe de 3% sur les dividendes versés aux actionnaires. Cette taxe, à la charge des entreprises, sera créée « dès cette année », a souligné M. Cahuzac. Le ministre a également confirmé que l’avantage fiscal pour les droits de succession passerait de 150 000 euros tous les dix ans à 100 000 tous les 15 ans, par enfant et par parent et s’est dit favorable à un alourdissement de la taxe sur les transactions financières qui doit entrer en vigueur le 1er août.