Comme attendu, le gouvernement français a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour 2012 et 2013. «Nous avions anticipé pendant la campagne la faiblesse de la croissance en 2012: estimée à 0,7% par le précédent gouvernement, elle sera en réalité de 0,3%», a déclaré le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, devant l'Assemblée nationale.

L’Insee a confirmé la semaine dernière l’absence de croissance économique au premier trimestre, et table sur une poursuite de la stagnation au deuxième. Sur l’ensemble de l’année, l’institut national de la statistique affiche toutefois une prévision de +0,4%, légèrement supérieure à celle du gouvernement. Cependant la Banque de France a estimé début juin que le PIB pourrait baisser de 0,1% au deuxième trimestre, ce qui pourrait expliquer la prudence du gouvernement.

Ce dernier a également revu à la baisse l’objectif de croissance pour 2013, qui passe de +1,7% à +1,2%. Cette révision impliquera de nouveaux efforts budgétaires pour parvenir à ramener le déficit public sous les 3% du PIB à fin 2013. Le Premier ministre refuse toutefois le terme d’ « austérité ».

M. Ayrault a confirmé qu’il annulait la hausse de la TVA prévue par le précédent gouvernement mais qu’il comptait « mobiliser de nouvelles recettes fiscales » dès cette année. «A moyen terme, d'autres chantiers seront ouverts avec toujours le même souci : celui de la justice», a-t-il ajouté.