La crise de la dette et les mesures d'austérité budgétaire n'ont pas épargné l'Hexagone.

La Banque de France prévoit une contraction de l’économie de l’Hexagone de 0,1% à l’issue du deuxième trimestre. Les perspectives laissent présager un recul de la croissance de 0,1% supplémentaire au troisième trimestre. «En juillet, l’activité s’est légèrement contractée en raison principalement du ralentissement observé dans les secteurs de l’automobile et du textile» a précisé la Banque de France.

La France devrait donc tomber en récession au cours des prochains mois à venir. 

En cela, il sera vraisemblablement difficile d’atteindre pour l’ensemble de l’année la cible fixée par le gouvernement de 0,3% de croissance.

Cette annonce s’inscrit en droite ligne avec les récentes statistiques économiques qui montrent une détérioration de la toile macroéconomique à  la fois en France mais aussi dans les autres grands pays européens que sont le Royaume-Uni et l’Allemagne.

Pour ce qui est de la France elle-même, le déficit du commerce extérieur s’est fortement creusé en juin pour atteindre 5,99 milliards d'euros, son niveau le plus élevé en quatre mois, a avancé le ministère du Commerce extérieure aujourd’hui.

En Allemagne les derniers chiffres sur les commandes à l’industrie et sur les importations et exportations confirment un sensible essoufflement de la dynamique économique dans la première puissance européenne.

Le gouvernement de François Hollande doit faire état de son estimation préliminaire pour la croissance du pays au deuxième trimestre jeudi prochain.