Louis Gallois, a remis ce lundi au Premier ministre son rapport sur la compétitivité. L’ex directeur exécutif d’EADS a confirmé qu’il préconisait un « choc de compétitivité » passant par un allègement de 30 milliards des charges pesant sur le travail (20 milliards de baisse des charges patronales et 10 milliards de baisse des charges salariales).

« C'est ce que j'appelle avec mes mots le choc de compétitivité qui est en fait un choc de confiance », a-t-il lancé devant des journalistes, appelant à un « dialogue social à tous les niveaux ». « Nous avons besoin d'une véritable mobilisation, et je ne crains pas de le dire d'un véritable patriotisme, il faut que le club France travaille de manière solidaire », a-t-il ajouté.

Le détail du rapport, qui contient 22 mesures au total, doit être rendu public dans la journée. Il alimente depuis plusieurs semaines le bras de fer droite-gauche sur la question du coût du travail. La semaine dernière, le ministre de l’économie Pierre Moscovici avait écarté toute baisse massive des charges car elle impliquerait une hausse équivalente des impôts.

Néanmoins François Hollande a promis que ce rapport, contrairement à celui commandé par Nicolas Sarkozy à Jacques Attali il y a quatre ans, ne resterait pas lettre morte. « Toutes les conclusions » seront tirées de ce rapport et « des décisions fortes seront prises », a assuré le président de la République, en voyage officiel au Moyen-Orient et en Asie.

Le gouvernement annoncera mardi ses intentions à l’issue d’un séminaire sur la compétitivité.