L'économie française devrait connaître une croissance de 0,1% au premier trimestre 2013 malgré le ralentissement observé dans plusieurs secteurs industriels au mois de janvier, a estimé la Banque de France vendredi.

L’institution appuie sa prévision sur son enquête mensuelle de conjoncture dans l'industrie et les services qui montre un léger recul de la production industrielle en janvier alors que l'activité des services est restée stable.

L'indicateur du climat des affaires dans l'industrie s'est établi à 95 points en janvier, après 94 en décembre, et celui du climat des affaires dans les services est resté stable à 90 points. Dans les deux secteurs, la Banque de France table sur une légère reprise de l'activité en février.

Carnets de commandes en baisse


« La construction automobile réduit ses cadences, comme plusieurs autres secteurs industriels », a constaté la Banque de France, en précisant que le taux d'utilisation des capacités de production baissait. De même, les livraisons de produits industriels ont ralenti après s'être « significativement développées en décembre pour rattraper les retards pris durant les mois précédents ». S'agissant des services, elle souligne que l'activité a marqué légèrement le pas, avec un repli du travail temporaire, de l'hébergement-restauration et des activités de services aux ménages. Une reprise « à court terme » est toutefois attendue dans ce secteur.

S’agissant des entreprises industrielles, « malgré une assez bonne tenue de la demande export », les carnets de commandes se sont resserrés, ce qui ne laissent pas entrevoir de véritable rebond dans les prochains mois.

Le gouvernement table toujours sur une croissance de 0,8% en 2013 pour ramener le déficit à 3,0% du PIB. Mais la plupart des économistes sont beaucoup moins optimistes et la Commission européenne table sur la moitié, soit +0,4%. La prévision gouvernementale pourrait être revue à la baisse à la mi-février, après la première estimation de la croissance du quatrième trimestre (2012) par l’Insee.