En période de crise et de baisse du pouvoir d’achat, les Français concentrent leurs dépenses sur l’essentiel. La hausse de 1,3% de la consommation des ménages en mars est « principalement imputable au rebond des achats alimentaires et au dynamisme de la consommation en énergie », indique l’Insee dans un rapport publié mardi.

Les températures inférieures aux normales saisonnières ont entraîné une nouvelle progression des dépenses de chauffage le mois dernier (+2,8%) après deux mois deux mois consécutifs de hausse. Résultat : « la consommation d’énergie accélère cet hiver (+1,7 %) » après être restée relativement sage fin 2012, note l’Insee.

L’alimentation est l’autre poste de dépense en progression en mars (+2,6 %) et sur l’ensemble du trimestre (+0,9%).

En revanche, les dépenses en biens durables sont en nette baisse depuis le début de l’année : elles accusent un repli de 3,9 % (après +0,9 % au quatrième trimestre 2012). Cette baisse est notamment due à la chute des dépenses automobiles (–6,8 % après –0,1 %). De même, malgré une reprise en mars (+1,2%), les achats en équipement du logement déclinent sur l’ensemble du trimestre (–0,7 %, après +2,4 % au quatrième trimestre 2012).

Au final, la consommation s’inscrit en baisse sur les trois premiers de l’année (-0,4%), après un repli de 0,1% au quatrième trimestre de 2012. Seule bonne nouvelle pour les ménages : les prix à la pompe ont entamé un repli et se trouvent à leur plus bas niveau depuis le début de l’année. De quoi desserrer un peu les cordons de la bourse.