La TVA passera au 1er janvier de 19,6 à 20% et le taux intermédiaire de 7 à 10%. Cette mesure qui touchera l’ensemble des Français doit faire rentrer 6 milliards d’euros dans les caisses de l’Etat. En 2014, les familles sont également mises à contribution au travers d’une baisse du plafond du quotient familial. Celui-ci passe de 2000 à 1500 euros, ce qui devrait entraîner un alourdissement de la feuille d’impôts pour 1,3 millions de foyers, plutôt aisés.

Au rang des mauvaises nouvelles, la fiscalisation des avantages accordés aux retraités ayant élevé 3 enfants ou plus. Pour les salariés, la participation de l'employeur aux contrats complémentaires santé sera également soumise à l'impôt sur le revenu. En revanche, après deux ans de gel, le barème de l'impôt sur le revenu va de nouveau être indexé sur l’inflation, ce qui devrait jouer en faveur des ménages aux revenus modestes.

Par ailleurs, la fiscalité sur les plus-values des cessions immobilières baisse. Depuis le 1er septembre, la cession d'une résidence secondaire est exonérée d'impôts au bout de 22 ans contre 30 ans. En outre, un abattement exceptionnel supplémentaire de 25% s'applique aux cessions réalisées entre le 1er septembre 2013 et le 31 août 2014. Les abattements pour durée de détention sur les terrains à bâtir seront supprimés mais le régime d'abattement actuel continuera de s'appliquer de façon transitoire aux cessions pour lesquelles une promesse de vente aura été signée avant fin 2013 et avec un acte authentique de vente conclu avant le 1er juin 2014.

La fiscalité des actions s’allège elle aussi, malgré les apparences. Depuis le 1er janvier 2013, les plus-values, dividendes et intérêts sont soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu ce qui va entraîner un alourdissement de l’imposition pour un certain nombre de contribuables en 2014. Cependant, le gouvernement a renforcé les abattements pour durée de détention : entre deux et huit ans de détention, l’abattement est désormais fixé à 50% du montant de la plus-value, au-delà il passe à 65%. Soit un régime nettement plus favorable que celui en vigueur jusqu’à présent qui prévoyait un abattement de 20% entre 2 et 4 ans, de 30 % entre 4 et 6 ans et de 40 % au-delà. L’abattement de 40% sur les dividendes est quant à lui maintenu et les ménages déclarant moins de 2 000 euros d’intérêts par an bénéficient d'un régime dérogatoire (prélèvement forfaitaire).