L’attachement montré par Mario Draghi à l’égard de la nécessité pour les Etats membres de la zone euro de poursuivre le processus d’assainissement de leurs finances publiques a toujours été très fort.

Quasiment systématiquement, dans le cadre de la présentation des conclusions de la réunion du Conseil des gouverneurs, Mario Draghi s’efforce de prononcer quelques mots au sujet de la politique budgétaire des Etats de manière à signaler son importance pour le rétablissement de la zone euro, en parallèle de la politique monétaire déployée.

« Des progrès très importants ont été effectués pour résorber les déséquilibres budgétaires. Il y a lieu de les poursuivre en vue de maintenir les taux d’endettement dans une trajectoire baissière. Des mesures doivent être adoptées afin d’avoir un service public de meilleure qualité à moindre coût, et d’atténuer les effets de distorsion liés à la taxation. Par ailleurs des réformes doivent être implémentées sur le marché du travail et le marché des biens et services afin d’accroitre la compétitivité, de renforcer la croissance, d’améliorer l’emploi et d’apporter une certaine flexibilité à l’économie » tels sont les déclarations formulées aujourd’hui par Mario Draghi à l’issue de sa présentation.

Dans le cadre de la réponse apportée à la question posée au sujet de la sollicitation de la France auprès de la Commission européenne d’un délai supplémentaire pour réduire son déficit budgétaire, Mario Draghi ajoute « la politique budgétaire conduite par les Etats membres ne doit pas compromettre les acquis du passé et ne doit pas remettre en cause le processus de réduction de la dette dans le droit fil du Pacte de stabilité et de croissance ».
Et de préciser « miner mes règles ayant fait l’objet d’un accord reviendrait à miner la confiance. Il est donc indispensable de respecter les règles pour ne pas mettre à mal la confiance dans la zone euro ».

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